Avignon-Arles à vélo en 2026 : l'itinéraire secret entre patrimoine et garrigue
Découvrez l'itinéraire vélo secret Avignon-Arles 2026 : patrimoine, garrigue et chemins cachés. Guide complet pour pédaler entre deux cités d'exception.

Sommaire
Entre les remparts d’Avignon et l’amphithéâtre d’Arles, une piste cyclable encore méconnue serpente à travers la garrigue, les vignobles et les villages perchés que les touristes pressés ignorent. En cette année 2026, alors que les itinéraires balisés se remplissent, ce guide vous dévoile le tracé secret, ses détours patrimoniaux et ses haltes sauvages loin du bitume conventionnel. Vous découvrirez comment relier les deux cités papales et romanes en deux jours, sans voiture, avec des adresses de producteurs locaux et des points de vue que même les cartes officielles oublient. Préparez vos sacoches : cette route, entre vestiges antiques et senteurs de thym, transforme une simple balade en une véritable odyssée provençale.
Avant de partir : les questions de débutant
Vous vous lancez sur l’itinéraire Avignon-Arles ? Excellente idée. Mais pour que cette échappée entre patrimoine et garrigue reste un plaisir, quelques précisions s’imposent. Voici l’essentiel avant de pédaler.
Quel type de vélo et quel équipement prévoir
Le choix du vélo conditionne tout votre confort. Sur ce tronçon de la ViaRhôna, l’itinéraire alterne entre pistes cyclables lisses, routes partagées et, surprise, quelques sections de chemins stabilisés près des berges, notamment entre Barbentane et Rognonas. Un vélo hybride ou de randonnée est clairement le meilleur compromis : ses pneus larges (35 à 42 mm) absorbent les graviers sans effort, et sa position droite épargne votre dos après 30 kilomètres. Un vélo de route est techniquement possible, mais vivement déconseillé sur les 5 à 8 kilomètres de chemins stabilisés : crevaisons à répétition et conduite nerveuse sur les cailloux vous attendent. Si vous n’avez qu’un vélo de course, envisagez de monter des pneus de type « gravel » pour l’occasion.
Côté sécurité, sachez que le casque n’est pas obligatoire en France pour les adultes, mais le porter relève de l’évidence : la garrigue cache des descentes rapides et des virages aveugles. Emportez aussi un kit de réparation complet (dérive-chaîne, rustines, démonte-pneus), une chambre à air de rechange et une pompe efficace. Les points de ravitaillement en eau sont espacés de 10 à 15 kilomètres, surtout entre Maillane et Fontvieille : prévoyez au moins 1,5 litre d’eau par personne et quelques en-cas énergétiques (barres de céréales, fruits secs). En juillet 2026, le mistral peut souffler fort ; un coupe-vent léger et une casquette sous le casque vous sauveront.
Faut-il une réservation ou un permis
Bonne nouvelle pour les spontanés : aucun permis, péage ou réservation n’est requis pour circuler sur la ViaRhôna entre Avignon et Arles en 2026. La voie est libre et gratuite pour tout vélo standard, musculaire ou à assistance électrique. Pas de badge, pas de ticket, pas de contrôle : vous pédalez à votre rythme, du pont d’Avignon jusqu’à l’amphithéâtre d’Arles. Les seules réservations utiles concernent les hébergements – les gîtes d’étape et chambres d’hôtes autour de Saint-Rémy ou de Fontvieille affichent souvent complet en haute saison – ou les visites guidées des monuments (théâtre antique, cloître Saint-Trophime). En juillet ou août, un coup de fil la veille pour un lit est fortement conseillé, surtout le week-end. Pour le reste, la route est à vous, sans paperasse ni contrainte.
Le tracé officiel et ses alternatives
Le parcours principal par la rive ouest
La plupart des cyclistes suivent l’itinéraire officiel, qui quitte Avignon par le Pont de l’Europe pour enchaîner directement sur la rive droite du Rhône. Dès la traversée, vous voilà à Villeneuve-lès-Avignon, cité médiévale incontournable avec son fort Saint-André et sa vue plongeante sur le Palais des Papes. Le tracé emprunte ensuite les routes départementales D35 puis D38, deux axes à faible circulation, régulièrement fréquentés par les vélos et dotés de bandes cyclables sur certains tronçons. Ces routes longent le fleuve au plus près, entre peupliers et zones humides de la Barthelasse, sur un profil totalement plat – le dénivelé cumulé avoisine le zéro, rendant la sortie accessible à tous les niveaux. Vous passez par Tarascon, où le château du Roi René mérite un arrêt, avant de poursuivre vers le sud. Le final se joue au Pont de la Roquette, ouvrage réservé aux piétons et aux cycles, qui vous dépose directement dans le centre historique d’Arles, à deux coups de pédale des arènes. Comptez 35 à 40 kilomètres au total, soit environ deux heures trente à trois heures de vélo tranquille, pauses comprises.
Les variantes pour les plus curieux
Plusieurs alternatives enrichissent le voyage pour qui veut sortir du balisage officiel. À l’est, la variante par Barbentane allonge le parcours de 8 kilomètres. Elle suit le canal de Vaucluse sur une piste cyclable ombragée, puis grimpe légèrement pour offrir une vue rapprochée et spectaculaire sur les Alpilles, leurs crêtes blanches se découpant à l’horizon. Un choix judicieux pour échapper aux rares portions de route partagée avec les voitures. Autre option : après Tarascon, bifurquez sur la rive est du Rhône au lieu de reprendre la rive ouest. Ce parcours, nettement moins balisé, traverse des zones agricoles – rizières, champs de tournesol, friches – avec des sections en gravel plus techniques, parfois caillouteuses. Il est réservé aux vélos équipés de pneus larges et à ceux qui aiment l’improvisation. Enfin, le détour par le Pont du Gard reste le grand classique des puristes : ajoutez 20 kilomètres au nord en remontant la vallée du Gardon, portant l’étape à une soixantaine de kilomètres. Faisable en une journée rallongée, mais prévoyez un ravitaillement à Remoulins et vérifiez les horaires du site si vous souhaitez traverser le pont à vélo. Pour les vélos de location, comptez de 18 € à 35 € par jour selon le modèle et l’assurance choisie.
Le terrain et les surfaces en 2026
Les sections goudronnées et gravel
En 2026, l’itinéraire entre Avignon et Arles doit son caractère à un contraste de revêtements. Environ 70 % du parcours roule sur un asphalte lisse et bien entretenu, notamment le long des portions D35 et D38. Peu fréquentées en semaine hors saison, ces routes départementales offrent de longues lignes droites à travers vergers et vignobles, avec des revêtements récemment repris, sans nids-de-poule ni gravillons agressifs. Un vrai terrain de jeu pour les vélos de route comme pour les vélos de voyage équipés de pneus semi-slick.
Les 30 % restants plongent dans un univers plus sauvage. Près des berges du Rhône, entre méandres et digues, ainsi qu’en lisière de la Camargue, le bitume laisse place à du gravier compacté ou à de la terre battue. Souvent ombragés par les tamaris et les peupliers, ces chemins immergent immédiatement dans la garrigue et les sansouïres. Le gravier reste généralement stable, mais la prudence s’impose : après une pluie récente, ces passages deviennent boueux et glissants, les ornières se creusent et la terre argileuse colle aux pneus. Pour les aborder sereinement, optez pour des pneus d’au moins 35 mm avec un léger cramponnage sur les flancs. Une pression autour de 3,5 bars offre un bon compromis entre rendement sur asphalte et adhérence sur les sections meubles.
Les points de vigilance météo et saison
En 2026, la ViaRhôna est ouverte toute l’année, mais le mistral peut souffler fort (jusqu’à 80 km/h) en hiver et au printemps. Les mois d’avril, mai, septembre et octobre sont idéaux. En été, partez tôt le matin pour éviter la chaleur écrasante, surtout entre Tarascon et Arles où l’ombre est rare.
Ce bloc résume l’essentiel, mais le détail compte. Le mistral n’est pas un mythe : sur les digues exposées du Rhône, il peut transformer une sortie paisible en combat permanent. En 2026, les prévisions locales sont fiables à 48 heures ; consultez toujours Météo-France avant de vous lancer. Si le vent annoncé dépasse 60 km/h, raccourcissez l’étape ou partez très tôt, car il se lève généralement en fin de matinée. En hiver, les températures oscillent entre 2 °C et 10 °C, et les jours courts imposent un départ avant 9 h pour atteindre Arles avant la nuit.
En avril et en mai, la garrigue est en fleurs, les températures douces (15 à 22 °C), mais les averses restent possibles. Septembre et octobre offrent des conditions similaires, avec des couleurs automnales magnifiques sur les berges. En plein été, de juin à août, le thermomètre dépasse régulièrement 35 °C. Entre Tarascon et Arles, c’est une fournaise : peu d’arbres, pas de fontaines, un revêtement sombre qui emmagasine la chaleur. La solution : pédaler dès 6 h du matin, faire une pause prolongée à midi à l’ombre d’un mas, puis reprendre vers 17 h. Emportez au minimum 2 litres d’eau par personne pour cette section, et rechargez vos gourdes au village de Boulbon, seul point d’eau potable fiable avant Arles. Enfin, sachez que les week-ends de mai et de septembre, les chemins de gravel attirent de nombreux cyclistes ; partez en semaine si vous cherchez la solitude.
Les étapes clés et les pauses patrimoniales
Avignon et le Palais des Papes
Avant de pédaler vers Arles, prenez une heure pleine pour le Palais des Papes, puis enchaînez avec le Pont Saint-Bénézet, ce fameux Pont d’Avignon qui danse à moitié dans le Rhône. Ces deux joyaux classés UNESCO sont à dix minutes à vélo du départ officiel de la ViaRhôna. En ville, les pistes cyclables sont parfaitement balisées, avec des bandes dédiées le long des remparts et des quais. Ne manquez pas le détour par le Rocher des Doms, juste au-dessus du pont : la montée se fait à pied, mais la vue à 360 degrés sur le fleuve et les toits de la cité papale vaut largement qu’on pousse son vélo.
Villeneuve-lès-Avignon et la tour Philippe le Bel
À deux kilomètres du Pont de l’Europe, qui enjambe le Rhône entre Avignon et Villeneuve, cette ville fortifiée surprend par son calme et son aura médiévale. Perchée sur un promontoire rocheux, la tour Philippe le Bel offre une perspective spectaculaire sur Avignon et les Alpilles au loin. L’ascension est courte mais raide, avec une pente avoisinant les 5 % : mieux vaut passer sur le petit plateau pour ménager ses cuisses. C’est l’endroit rêvé pour une pause café en terrasse, face au Palais des Papes, avec un croissant encore chaud. Ensuite, le chemin de halage qui longe le Rhône est plat et ombragé, idéal pour reprendre son rythme.
Tarascon et son château du Roi René
À mi-parcours, le château de Tarascon se dresse fièrement en bord de fleuve, ses murailles dorées se reflétant dans l’eau. L’entrée complète est payante, mais la cour extérieure et les abords sont gratuits, ce qui permet de photographier les remparts sans débourser un centime. Juste derrière, les terrasses de la vieille ville proposent des menus du jour abordables, avec des salades de garrigue et des plats de gardiane. C’est l’étape parfaite pour un déjeuner léger avant les derniers kilomètres, qui traversent des zones de marais et de prairies humides, riches en hérons et en flamants roses selon la saison.
Arles et les arènes romaines
Le Pont de la Roquette vous dépose presque directement devant les arènes romaines et le théâtre antique, à cinq minutes à vélo du tracé principal. Ces monuments, eux aussi classés UNESCO, sont le point d’orgue de la journée. Prévoyez au moins deux heures pour flâner dans les gradins, explorer le cryptoportique et déambuler dans les ruelles étroites. Les pistes cyclables arlésiennes sont bien indiquées, et plusieurs parkings à vélos sécurisés se trouvent près du centre historique. Si le temps le permet, terminez par une montée au sommet des arènes pour un dernier regard sur le Rhône et la Camargue qui s’étire à perte de vue.
La logistique du voyage : jour ou multi-jours
Organiser une journée complète
Pressés ou adeptes d’une excursion d’une journée, vous bouclerez le parcours Avignon-Arles en un peu plus de quatre heures de pédalage effectif. Partez idéalement à 8h30 de la place de l’Horloge, à Avignon, pour profiter de la fraîcheur matinale sur les premiers kilomètres. Vous longez la rive droite du Rhône par la véloroute ViaRhôna, puis bifurquez vers Tarascon après environ 20 km. Arrivée prévue vers 13h, avec une pause déjeuner bien méritée sur la place du marché ou dans une brasserie face au château du Roi René. L’après-midi, les 20 derniers kilomètres traversent la plaine de la Crau et ses alignements de peupliers, avant d’atteindre Arles et ses arènes antiques. Pour le retour, deux options fiables : le train régional TER, qui accepte les vélos gratuitement ou pour un supplément modique selon les horaires, ou la navette saisonnière dédiée aux cyclistes, circulant de mai à septembre le long de la ViaRhôna. L’aller-retour, en combinant vélo et train, totalise environ 40 km de pédalage et 30 minutes de train, laissant une large marge pour flâner dans les ruelles d’Arles avant de rentrer.
Étendre sur deux jours avec nuitée
Pour savourer chaque étape, l’option deux jours transforme ce trajet en micro-aventure. Le premier jour, parcourez les 20 km entre Avignon et Tarascon en prenant votre temps : arrêt au pont Saint-Bénézet, détour par les bords du Rhône à Vallabrègues, arrivée à Tarascon en fin de matinée. Consacrez l’après-midi au château de Tarascon, l’un des mieux conservés de Provence, puis terminez par une balade dans le centre médiéval. Nuit sur place. Le lendemain, les 20 km vers Arles défilent rapidement, avec un passage par Fontvieille et le moulin de Daudet avant de plonger dans la ville romaine. L’après-midi est réservé aux arènes et au théâtre antique, avant de reprendre le train pour Avignon en fin de journée. Côté hébergement, privilégiez les hôtels ou chambres d’hôtes affichant clairement un local à vélos sécurisé – de nombreux établissements tarasconnais et arlésiens l’ont intégré à leur offre. Comptez, pour une nuitée deux étoiles ou une chambre d’hôtes correcte, un budget de 60 € à 110 € par chambre double, petit-déjeuner inclus. Vérifiez toujours la disponibilité de ce local lors de la réservation, car en haute saison, les options avec garage privé partent vite. En semaine, des tarifs légèrement inférieurs sont souvent proposés, mais la fourchette reste stable.
Les détours secrets et hors des sentiers battus
La Camargue fringe et les rizières
À cinq kilomètres d’Arles, quand le mistral faiblit et que la plaine s’élargit, un chemin non balisé s’ouvre sur la gauche, presque invisible entre deux haies de tamaris. En gravel ou en VTT, ne résistez pas : sur 3 kilomètres, il plonge en pleine Camargue intérieure, entre rizières miroitantes et taureaux noirs à l’ombre des sansonniers. Le terrain est compact, parfois sablonneux après la pluie, alors gardez un braquet souple. Vous longerez des canaux où les hérons cendrés pêchent sans se soucier de vous ; peut-être croiserez-vous un gardian à cheval, qui saluera d’un geste discret. Le sentier rejoint le parcours principal après un petit pont de bois enjambant un fossé d’irrigation. Attention : aucune fontaine, aucun café, aucune épicerie sur cette portion. Emportez au moins un litre d’eau par personne, surtout en été, et vérifiez vos pneus avant de vous engager.
Le canal de Vauvert et la chapelle romane
Un autre détour, moins connu, consiste à quitter la ViaRhôna à hauteur de Tarascon pour suivre le canal de Vauvert sur 6 km. Vous découvrirez la chapelle Saint-Gabriel, un joyau roman du XIIe siècle, isolée au milieu des vignes. Ce chemin est plat et ombragé, mais partiellement en terre battue.
Ce détour mérite qu’on ralentisse. Quittez la ViaRhôna à Tarascon, prenez la direction de Saint-Étienne-du-Grès par la petite route départementale, puis tournez sur le chemin de halage. Dès les premiers mètres, l’ambiance change : le bruit des voitures s’évanouit, remplacé par le clapotis de l’eau et le chant des rossignols. Les platanes centenaires offrent une ombre dense, précieuse en été. Après environ 4 kilomètres, la silhouette massive de la chapelle Saint-Gabriel apparaît à travers les ceps de syrah. Ce petit édifice roman classé semble surgi du sol, avec son abside en cul-de-four et ses chapiteaux sculptés de créatures fantastiques. Personne pour vous accueillir, mais la porte est souvent ouverte en journée : jetez un œil à l’intérieur, où fraîcheur et silence contrastent avec la lumière brute de la garrigue. Repartez sur vos pas ou continuez sur le chemin de terre qui rejoint Arles par le sud, en longeant les marais du Vaccarès. Ce segment de 6 kilomètres est parfaitement plat, mais la terre battue devient collante après un orage ; un vélo de route avec des pneus de 32 mm s’en sortira, mais un gravel sera plus confortable. Comptez environ une heure et demie, arrêt photo compris, et sachez que le ravitaillement le plus proche reste à Tarascon ou à Arles : remplissez vos gourdes avant de vous lancer.
La sécurité et les règles de cohabitation
Partager la voie avec les piétons et les voitures
La diversité des revêtements fait tout le charme de cet itinéraire Avignon-Arles, mais elle exige une vigilance constante. Sur les routes départementales D35 et D38, qui longent les canaux entre Barbentane et Rognonas, la circulation motorisée reste rare, surtout en semaine. Ne vous y trompez pas pour autant : les véhicules qui passent roulent souvent à 50 km/h, parfois davantage sur les lignes droites. Restez donc systématiquement sur le bas-côté, même en gravier compacté, et gardez au moins un mètre de distance du bord de l’asphalte quand vous roulez en groupe. Deux cyclistes de front sur ces portions étroites forcent la voiture à empiéter sur l’accotement, où les racines d’arbres et les fossés d’irrigation créent des pièges dangereux.
Une fois sur les sections gravel, après le passage sous l’autoroute A9, la donne change du tout au tout. Vous devenez l’invité. Les piétons, souvent des habitants du coin qui promènent leurs chiens, et les cavaliers du centre équestre de Fourques ont la priorité absolue. Ralentissez à leur approche, annoncez votre présence d’une voix claire — « attention, cycliste derrière vous » — et, si le chemin est étroit, mettez pied à terre pour les laisser passer. Les chevaux peuvent être effrayés par un dérailleur qui claque ou une sonnette stridente ; un appel vocal doux vaut mieux. Aux intersections avec les chemins agricoles, souvent dissimulées par des haies de lauriers-tin ou des murets en pierre sèche, levez franchement le bras pour indiquer votre direction. Ce geste, même s’il paraît désuet, est parfaitement compris par les conducteurs de tracteurs et les livreurs qui desservent les exploitations de melons.
Les points d’eau et de réparation en 2026
La Région Sud a nettement amélioré le confort des cyclotouristes cette année. Depuis le printemps 2026, des aires de repos avec fontaines à eau potable jalonnent le tracé environ tous les 10 kilomètres. Vous les trouverez notamment après le pont de la D35, au hameau de la Galère, et juste avant l’entrée dans la réserve naturelle des Palis. Reconnaissables à leur structure en acier corten, ces fontaines sont branchées sur le réseau d’irrigation local — l’eau y est fraîche et parfaitement potable. Pour les pneus, deux bornes de gonflage automatique fonctionnent gratuitement : l’une à Villeneuve-lès-Avignon, sur le parking de l’office de tourisme, l’autre à Tarascon, près de la gare SNCF. Elles acceptent aussi bien les valves Presta que Schrader.
En cas de crevaison ou de problème plus sérieux, pas de panique. Barbentane et Fontvieille, bien que légèrement hors du tracé principal, offrent des ressources précieuses. Barbentane, à moins de deux kilomètres du circuit, abrite un petit atelier de vélos tenu par un réparateur indépendant qui peut vous dépanner rapidement pour une chambre à air — comptez entre 8 € et 15 € la pièce selon le type. Fontvieille, à trois kilomètres de la piste cyclable le long du canal, dispose d’une supérette avec rayon bricolage et d’un garage qui accepte de regonfler un pneu tubeless en urgence. Emportez aussi une chambre à air de rechange et un démonte-pneu, car les ronces de garrigue n’épargnent pas les flancs de pneus. Enfin, sachez que les commerces de proximité de ces deux villages ouvrent le dimanche matin en haute saison — un détail précieux si vous partez un week-end prolongé.
La dimension culturelle et environnementale
Le patrimoine UNESCO en fil rouge
Ce parcours à vélo entre Avignon et Arles tisse un lien unique entre deux joyaux inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO. D’un côté, le centre historique d’Avignon avec son Palais des Papes, forteresse gothique immense, et son fameux Pont Saint-Bénézet, dont les arches restantes semblent flotter sur le Rhône. De l’autre, Arles et ses monuments romains exceptionnellement bien conservés : les arènes, le théâtre antique et les cryptoportiques, témoins d’une cité qui fut l’une des plus importantes de l’Empire romain. Pédaler entre ces deux villes, c’est littéralement suivre un fil rouge historique de plus de deux mille ans, en passant par des paysages qui ont inspiré Van Gogh et bien d’autres.
Ce parcours relie deux sites classés au patrimoine mondial : le centre historique d’Avignon (Palais des Papes, Pont) et les monuments romains d’Arles (arènes, théâtre, cryptoportiques). La ViaRhôna elle-même est un corridor écologique qui traverse des zones Natura 2000, notamment près de la Camargue.
La ViaRhôna, épine dorsale de cet itinéraire, n’est pas qu’une piste cyclable : c’est un corridor écologique aménagé le long du fleuve. Vous y croiserez des zones Natura 2000, surtout à l’approche de la Camargue, où hérons cendrés, guêpiers d’Europe et castors cohabitent avec les roseaux. Le vélo, silencieux et sans pollution, permet d’observer cette faune sans perturber les équilibres fragiles des milieux humides. Cette dimension environnementale est essentielle.
L’impact du tourisme à vélo sur la région
En 2026, la fréquentation cycliste sur cet axe a augmenté de 15 % par rapport à 2024. Une progression qui réjouit les acteurs locaux, mais exige une gestion réfléchie. Les autorités encouragent désormais les départs matinaux, idéalement avant 8 h, pour éviter les heures de pointe sur les sections étroites du chemin de halage. Pour le retour, les TER acceptent les vélos sans réservation sur cet axe : un moyen pratique de réduire la pression sur les parkings de départ, souvent saturés en haute saison.
Cette affluence a aussi des conséquences concrètes. Les cafés et producteurs locaux en profitent, mais les chemins de terre et les berges sensibles subissent une usure accrue. D’où quelques règles simples à respecter : restez sur les voies balisées, même si un raccourci semble tentant, et ne traversez jamais les champs privés, même pour une photo. Vignes, oliviers, céréales : ces cultures représentent le travail d’une année entière, et un simple passage peut causer des dégâts irréversibles. Le tourisme à vélo ne doit pas devenir une menace pour les paysages qui font sa beauté. En adoptant ces gestes, vous contribuez à préserver ce patrimoine vivant, pour que cette route reste secrète et précieuse encore longtemps.
Les erreurs à éviter et les conseils de pro
Les pièges classiques
Avant même de charger votre vélo, consultez la météo du mistral. Ne pas vérifier la force du vent est l’erreur la plus répandue, et elle peut transformer une belle étape de 35 kilomètres en enfer. En 2026, des applications comme Windy ou Météo-France fournissent des prévisions horaires fiables pour le couloir rhodanien. Si le mistral dépasse 40 km/h, surtout entre Tarascon et Arles, où la plaine est totalement exposée, reportez votre sortie ou repliez-vous à l’ouest, sous le vent des Alpilles. Autre piège classique : sous-estimer le revêtement. La Via Rhôna, bien que majoritairement asphaltée, comporte des sections de gravier compacté, notamment après le pont de Trinquetaille et autour des marais du Vigueirat. Des pneus de 28 mm minimum sont recommandés ; un vélo de route pur avec des boyaux de 23 mm vous vaudra des crevaisons à répétition. Beaucoup négligent aussi l’hydratation, croyant que la proximité du Rhône garantit l’humidité. Faux : la garrigue entre Fontvieille et les Baux-de-Provence est un four à 14h en juillet, et les fontaines publiques sont rares hors des centres-villes. Emportez au moins deux bidons et un filtre de secours.
Partez à l’aube, avant 7h, pour profiter de la lumière rasante sur les remparts d’Avignon et éviter la circulation dense des camions desservant les zones industrielles de la zone portuaire d’Arles. Un conseil souvent oublié : utilisez la navette fluviale entre Avignon et Villeneuve-lès-Avignon pour traverser le Rhône sans stress, puis rejoignez la piste cyclable longeant le canal d’irrigation de la Petite Camargue. Cette variante, moins connue que la route touristique via Barbentane, vous épargne 8 kilomètres de route départementale partagée avec les voitures. Pour votre sécurité, équipez-vous d’un éclairage avant de 500 lumens minimum, car deux tunnels sous la voie ferrée près de Rognonas sont sans éclairage public. Enfin, prévoyez une pause déjeuner à Saint-Rémy-de-Provence plutôt qu’à Fontvieille : les prix y sont plus raisonnables, avec un menu du jour entre 18 € et 28 € par personne, contre 25 € à 35 € dans les restaurants plus touristiques. Et si vous êtes sensible aux allergies, sachez que la floraison du romarin et du thym bat son plein en avril : un antihistaminique dans la sacoche évitera de transformer le plaisir de la garrigue en éternuements incessants.
Questions fréquentes
Quelle est la distance totale de l'itinéraire à vélo entre Avignon et Arles ?
L'itinéraire direct fait environ 35 kilomètres, mais les variantes par les chemins de halage ou les petites routes peuvent atteindre 40 à 45 kilomètres. En 2026, la majorité du parcours est balisée et adaptée aux vélos de tourisme, avec quelques sections sur pistes cyclables séparées.
L'itinéraire est-il entièrement sécurisé en 2026 ?
Non, environ 70 % du trajet emprunte des voies vertes ou pistes cyclables, notamment le long du Rhône. Les 30 % restants utilisent des routes départementales à faible trafic, mais il faut rester vigilant aux intersections et aux zones agricoles, surtout entre Tarascon et Arles.
Quels sont les principaux points d'intérêt à voir en chemin ?
Vous passerez par le Pont du Gard (si vous prenez la variante nord), les remparts d'Avignon, le village de Barbentane, la forteresse de Tarascon et les arènes d'Arles. En 2026, plusieurs panneaux d'interprétation ont été ajoutés le long de la ViaRhôna pour expliquer l'histoire locale.
Y a-t-il des dénivelés importants sur ce parcours ?
Le parcours est très plat, avec un dénivelé total cumulé de moins de 100 mètres. Les seules montées légères se situent près des ponts et des digues, mais elles sont courtes et faciles à franchir pour tout cycliste débutant.
Quelle est la meilleure période de l'année pour faire ce trajet en 2026 ?
Les mois d'avril à juin et de septembre à octobre sont idéaux, avec des températures douces et moins de vent. En juillet et août, la chaleur peut dépasser 35°C, et le mistral souffle souvent en fin de journée, ce qui rend la progression difficile sur les sections exposées.
Peut-on faire ce trajet en vélo électrique sans problème ?
Oui, le parcours est parfaitement adapté aux vélos électriques, avec des bornes de recharge publiques installées en 2025 à Avignon, Tarascon et Arles. L'autonomie d'une batterie standard suffit largement pour l'aller-retour si vous rechargez à mi-chemin.
Existe-t-il des points d'eau potable et des aires de pique-nique sur le chemin ?
Oui, en 2026, on trouve des fontaines d'eau potable à Barbentane, au port de Tarascon et à la halte nautique de Rognonas. Des tables de pique-nique ombragées sont installées tous les 5 à 7 kilomètres, notamment près des berges du Rhône.
Quelles sont les options de transport pour revenir à Avignon après avoir atteint Arles ?
Vous pouvez prendre le train TER (ligne Avignon-Arles) avec un espace vélo dédié, qui circule toutes les heures en 2026. Il existe aussi un service de navette à vélo-cargo sur réservation, mais le train reste le plus fiable et le plus économique.
Le parcours est-il adapté aux enfants ou aux vélos-cargos ?
Oui, la plupart des sections sont larges et sans obstacles, mais les enfants doivent être accompagnés sur les routes partagées près de Tarascon. Les vélos-cargos passent sans problème, sauf sous le pont de Rognonas où la hauteur est limitée à 2,2 mètres.
Y a-t-il des travaux ou des déviations prévus en 2026 sur cet itinéraire ?
En 2026, des travaux de consolidation des berges sont en cours entre Barbentane et Tarascon, avec une déviation temporaire par la route D35. Cette déviation est bien signalée et ajoute environ 3 kilomètres, mais elle reste plate et sécurisée.